Interviews


France Bleu Isère, Le Live Isérois, avec Nelly Gautier, décembre 2007 (30 minutes environ)


Radio Libertaire, Entretiens autour d'un disque et d'un univers muscial, avec Sylvain Briant, février 2007 (45 minutes environ)


France Bleu Isère, Les Artistes Isérois, avec Nelly Gautier, mai 2006 (25 minutes environ)


Entretien avec Didier Desmas - Le Petit Format, nov 2009

Lionel, voilà un nouveau spectacle avec des influences musicales très variées. Qu'est-ce qui a bougé depuis ton dernier passage à Paris (Voir PF n° 85) ?
J'ai enfin trouvé ma tribu, des musiciens qui me suivent au plus près, au plus juste, avec qui je passe du temps, on échange, on compose ensemble, c'est tout nouveau. Aucun ne vient du même endroit musical, rock, pop, rap, musique contemporaine et moi qui navigue entre leurs vagues. Le résultat est cohérent, énergique, émouvant, décalé, vital. Leur musique m'enveloppe, me soulève, me libère : au secours la bête est lâchée...

Tu entretiens une relation troublante entre la chanson, la danse et le théâtre, une passion quasi charnelle. Explique un peu.
C'est ma formation, je suis passé par toutes ces disciplines et je ne me limite jamais à une forme. Quand je suis sur scène je le vis de façon très archaïque, je suis toutes les voix, toutes les peaux, tous les gestes, tous les temps, tous les autres, je rassemble et dispose. Je ne peux pas chanter sans vivre les mots, j'alterne entre une immobilité bouillonnante et une agitation paisible, la joie des contraires, toujours. Je veux encore chercher, me surprendre, apprendre, ne pas toujours occuper la scène de façon frontale, laisser la place à autre chose que le «je» du chanteur solitaire.

Une certaine théâtralité domine dans ton tour de chant. C'est important pour toi la mise en scène ?
Je préfère comme l'écrivait le cinéaste Jean-Claude Guiguet, parlait de «mon travail invisible », je me lance c'est tout, l'interprétation varie, les intentions changent, ce sont les autres qui me guident et soufflent sur mes ailes, je me laisse porter mais je suis mon propre chemin, j'habite mon théâtre de voix, ma maison de poupées.

Parle nous des nouvelles chansons, serais-tu toujours aussi féroce, caustique, lyrique… ? Quelles sont tes sources d'inspiration ?
Chemin faisant je ne m'arrange pas et je dis tout, rien ne m'arrête mais je ne suis plus seul et nous touchons beaucoup de gens. C'est formidable et grisant de lire les regards du public après le spectacle, quand ils viennent vers nous.

Lionel, tu chantes au Vingtième Théâtre dans quelques jours, qu'attends-tu de ce rendez-vous parisien ?
Faire le plein de bonnes et salvatrices vibrations et réussir la fête ensemble, le public, les musiciens, les nouvelles chansons. J'aimerais que les gens, même dans leur fauteuil, dansent avec nous, de l'intérieur.